1966 – Commission éducation familiale

1966 : Commission éducation familiale

Information sexuelle

Face à l’ignorance et le manque d’information sexuelle que recevaient les jeunes du quartier qui ne faisaient pas d’études, la commission familiale a pris contact avec un organisme,  Le Centre d’Etude et d’Information Familiale.

Cet organisme, par la suite est devenu l’association Française des Centres de Consultation Conjugale dont les statuts ont été déposés à la préfecture le 15 juin 1965.  Elle était composée de foyers et de médecins sensibilisés par les problèmes de couple. Cette association a tout de suite été d’accord pour nous aider dans l’action que nous pensions mener.

Après 2 ans de formation par un foyer au sein de l’équipe responsable de Nancy. Nous avons démarré dans le quartier en 1966 une première session et s’est poursuivie les années suivantes.

Nous avons déjà débuté avec un groupe de fiancés et de jeunes foyers. Cette session a été positive. Ensuite nous avons organisé des sessions qui s’échelonnaient sur 4 ou 5 semaines.

L’équipe de la commission d’éducation familiale du quartier se chargeait de l’organisation (invitations, dates, explications, propagandes etc…).

Nous avons décidé de limiter les sessions à une vingtaine de garçons et filles en général fiancés afin que les échanges se fassent plus facilement.

Voici le programme qui se faisait avec l’aide de diapositives :

1ere semaine : Psychologie masculine et féminine animée par un foyer responsable.

2ème semaine : Anatomie des organes génitaux masculins et féminins par Mme le docteur Pierquin.

3ème semaine :        Régulation des naissances et contraception par Mme le docteur Grillat.

4ème semaine : Vers l’amour adulte.

En 1975, une réunion sur l’avortement a été organisée, animée toujours par un médecin.

Durant les premières années les sessions se déroulaient au Centre Social Jolibois et se sont succédées au rythme de 2 dans l’année.

A partir de 1974, il y avait la salle des fêtes dont une partie du bâtiment était réservé à l’ACCEAM, l’autre partie appartenait à l’association les Amis d’Haussonville qui la prêtait aux associations du quartier. Pour les jeunes qui fréquentaient l’ACCEAM, nous avons pensé que si nous faisions les sessions là où ils avaient leur animation, ils se sentiraient plus à l’aise, si bien que les sessions se sont ensuite déroulés dans la salle des fêtes.

Dans la commission d’éducation familiale, il y avait un jeune foyer qui était tous les deux infirmiers. A ce moment là, ce sont eux qui animaient la première partie c’est à dire l’aspect psychologique, les autres sujets (anatomie, contraceptions….) ont toujours été assurés par un médecin.

La commission a décidé d’avoir une petite bibliothèque concernant tous les sujets traités à chaque session. Le comité de l’association familiale qui était parti prenante, nous a remis 500 F pour l’achat de livres. Certains jeunes ont désiré les acheter. Cela leur a permis de compléter ce qu’ils avaient appris en réunion.

Malheureusement, le jeune couple n’a pas pu continuer à participer aux sessions. La jeune femme avait arrêté son travail afin d’élever leur premier enfant et son mari devait faire des études dans le cadre de sa profession.

De plus, la demande d’agrément que nous avions sollicitée auprès de la préfecture, nous a été refusée car nous ne pratiquions pas le Conseil Conjugal. Nous pouvions continuer nos sessions mais nous n’avions pas le titre officiel.

Malgré tout, cette action que l’association familiale avait entrepris à cette époque a été positive. Plus que jamais les jeunes dès 14 ans n’étaient pas ou mal informés. Nous ne pouvions que le regretter et souhaiter qu’une autre association du quartier reprenne ce problème en main.

 

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