1955 – Cité d’Urgence – Témoignage

TÉMOIGNAGE :

Mon père était gardien de prison dans le midi. Après la fermeture de la prison, mes parents, mon frère et moi, nous sommes allés à Ludres dans un meublé. Il y avait une grande chambre et une petite cuisine.

Vers 1955, j’avais 12 ans,  nous avons habité aux Cités d’Urgence dans le quartier de la Chiennerie. Il y avait une chambre et une grande pièce où se trouvait une pierre à eau, une petite cabine de douche et à côté un wc turc.

Mes parents dormaient dans la grande pièce. La cabine à eau servait de local pour entreposer le charbon.

Les pièces étaient très froides et humides en hivers. Il pouvait y avoir de la glace au plafond. La journée on chauffait au charbon et la nuit avec des briquettes.

Parfois c’était animé par des disputes entre voisins, certains lançaient des petits boulets de charbon, celui qui les recevait les récupérait dans la cour, pour lui. Dans ces moment-là, les parents obligeaient les enfants à rentrer.

Les habitants travaillaient, certains comme gardien de prison à Nancy, à la SNCF, la Poste, dans le bâtiment (entreprise Sila), Je me souviens d’un boulanger et d’un vaguemestre (commissionnaire) à l’hôpital Maringer  et d’une dame qui travaillait à la caserne Thiery, son mari était électricien.

Nous y sommes restés environ 2 ans. Dès que les appartements d’une entrée du bâtiment 7 appelé aujourd’hui les Coquelicots étaient terminés, les habitants des cités d’urgence y étaient relogés.

Ensuite ce sont des familles de St Seb ou de la rue de la Flize qui sont venues habités les cités d’urgence du quartier. Leurs anciens logements ont été démolis.

 

Une réponse à to “1955 – Cité d’Urgence – Témoignage”

  • LOURDIN Monique says:

    Bonjour, je suis de la chiennerie….je suis la fille de la dame qui travaillait à la caserne Thiry dont le mari était électricien…en fait il travaillait aussi à la caserne Thiry, en tant que civil, il réparait les émetteurs; comme beaucoup d’enfants de la cité d’urgence j’ai attrapé la tuberculose et je suis partie 1 an en préventorium sur le bassin d’Arcachon; à mon retour en 1958 ils avaient été déménagés au bâtiment 7, entrée 1 1er étage et je pense que la photo de la cité d’urgence que vous montrez a été faite de ce bâtiment…je me souviens de quelques familles…très agitées !

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